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Virginie Sueres,

en toute transparence

«Je suis née dans un jardin merveilleux du côté de Toulouse» confie Virginie Sueres, qui passe son enfance à observer les fleurs, les arbres, les plantes. Ses premières pellicules fixent naturellement la beauté étourdissante qui l’entoure. Au fil des années elle se rapproche des végétaux, pénètre leurs matières et révèle leurs mondes intérieurs à travers des images d’une délicatesse et d’une poésie absolues.

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Pinks sensitive - Mimosa Pudica

C’est cette fascination des végétaux qui vous a donné envie d’être photographe?

Pas tout à fait, au début les plantes étaient un élément si naturel de mon quotidien que l’idée de les associer à un projet professionnel ne m’effleurait pas. Elles nourrissaient mes expériences personnelles, tandis que je courais les concerts de ma région pour rapporter des images. J’étais alors très inspirée par les portraits en noir et blanc du magazine britannique «Melody Maker»…

Paradoxalement, c’est en arrivant à Paris que le végétal s’est imposé à vous?

Oui, à Paris la nature s’est mise à me manquer. Alors je ramassais des végétaux partout, dans les parcs, les jardins… Et comme j’étais scannériste dans un grand laboratoire, je m’amusais à les placer dans le scanner pour regarder à travers. Ce que j’ai découvert m’a subjuguée. La beauté inouïe, la structure parfaite, la texture organique et sensuelle des plantes; leurs peaux, leurs pulpes, leurs veines organisées comme des réseaux… tout cela engendrait des images incroyables. Mais il manquait le relief, alors j’ai commencé à rétro-éclairer mes modèles pour révéler leurs volumes.

Toutes les plantes sont étonnantes?

Franchement je ne vois pas de limite. La découverte est sans fin car chaque végétal est différent et de plus, varie selon son degré de maturité.

Vos projets?

J‘expérimente actuellement d’autres éléments, comme l’eau, mais je reviens toujours aux plantes qui au-delà de la photo, représentent pour moi une forme de méditation.

www.virginiesueres.com

Par Michèle Wouters

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