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Belle, c'est culturel!

La beauté c’est subjectif, «la beauté est dans l’œil de celui qui regarde».

Quoi de commun entre la Vénus de Botticelli et les courtisanes en corset de Versailles? Les nus voluptueux de Rubens et les minces gentes dames du Moyen Âge? Les pin-ups de années 50 et les sylphides scandinaves des années 70? Notion relative à une époque et à une culture, la beauté s’apprécie en fonction d’une norme collectivement admise, très différente en Chine, aux Etats-Unis, au Japon ou en Europe. Quelques exemples? Le tatouage du corps est très apprécié en Océanie et en Afrique. La finesse des traits, la petitesse des pieds et la blancheur de la peau sont des critères essentiels en Asie. La beauté des cheveux et des dents essentielle aux Etats-Unis. Le naturel effortless (mais très étudié) est un vrai Graal en France. Une silhouette saine et athlétique séduit en Europe du Nord…

«Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle?»

Les canons de la beauté ont bien changé en un peu plus d’un siècle. Partons pour un petit voyage dans le temps dans les sociétés occidentales et posons une fois encore la fameuse question de Blanche-Neige. Voici ce que répondrait le miroir depuis 1900…

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1910

La beauté romantique a les cheveux bouclés en longues anglaises et un teint très clair, à l’opposé des filles de la campagne. 

Icône: Evelyn Nesbit, danseuse de revue américaine et 1ère supermodel du monde.

1920

La «garçonne» coupe ses cheveux, raccourcit ses jupes et fume comme un homme en dansant le charleston. 

Icône: Louise Brooks, un fort caractère, imitée par toutes les fashionistas de l’époque.

1930

Le krach de 1929 a calmé les esprits. La gaine remplace le corset, les femmes découvrent les teintures pour cheveux et le bronzage devient tendance. 

Icône : Greta Garbo, la Divine, l’une des rares stars du muet à avoir réussi le passage au cinéma parlant.

1940

Pendant la guerre, les femmes rêvent du glamour des stars américaines, elles relèvent leurs cheveux en coques roulées, gardent les sourcils très fins et bien dessinés.

Icône : Rita Hayworth, la Dame de Shanghai ou la femme fatale par excellence.

1950

Dans l’euphorie d’après-guerre, les femmes osent les décolletés vertigineux, les coiffures sophistiquées. Le corps se dévoile, taille fine et longues jambes bronzées.

Icône : Marylin, sex-symbol absolu des fifties.

Belle-culturel

1960

La révolution sexuelle renverse les codes et la femme en jean ou mini-jupe devient pour la première fois androgyne, silhouette mince, cheveux courts, peu de maquillage.

Icône : Twiggy, le mannequin anglais fétiche des sixties.

1970

La génération peace & love de la jolie hippie aux cheveux longs côtoie la bombe américaine, ultra-bronzée et sportive.

Icônes : Jane Birkin pour certaines, Farrah Fawcett pour d’autres.

1980

Les  superwomen surbookées découvrent le stress du business, la beauté devient performance: corps mince et bronzé, brushing XXL impeccable, dents blanches, look healthy.

Icône : Elle Mc Pherson surnommée « the Body » et toute la génération des super-tops millionnaires.

1990

Le grunge règne. Il faut être encore plus mince, peu maquillée, les cheveux flous, style tomboy, comme une éternelle ado.

Icône : Kate Moss, époque Calvin Klein.

2000

La quête d’une silhouette mince et musclée prouve que l’on contrôle son image dans les moindres détails, naissance de la fashionista.

Icône : Sarah Jessica Parker, l’héroïne de la série Sex & the City.

2010

Ouvert sur le monde, l’idéal féminin reste basé sur une allure jeune, mince, naturelle, positive.

Icône : Gisele Bündchen, la top-model brésilienne qui a régné 20 ans sur les podiums.

Par Anne-Marie-Clerc - Illustrations Richard Atlan

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