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- Interview -

Xavier Niel,

le surdoué 

 

Il n’est pas seulement sympathique et passionnant. Xavier Niel est un brillant visionnaire doté d’une rare intelligence. L’originalité, il connaît. Il n’a jamais voulu faire comme les autres.

Xavier Niel, actionnaire majoritaire et dirigeant historique du groupe Iliad, fondateur de Free et copropriétaire de journaux tels que Le Monde, est un informaticien parti de rien devenu un géant des télécoms et un incontournable homme d’affaires qui investit dans le monde des startups, médias ou de l’immobilier. De programmeur à l’âge de 19 ans avec son bac en poche, il lance en 2002 une box internet et révolutionne la téléphonie mobile en 2012. Free a changé sa vie et son champ d’action ne cesse de s’étoffer.

Vous avez un parcours atypique puisque vous êtes un autodidacte, dont le succès est impressionnant et l’ascension spectaculaire, quels sont les traits de votre personnalité qui vous ont permis d’accéder à ce niveau de réussite ? 

C’est surtout la chance. D’être là au bon moment et au bon endroit. Elle fait partie des éléments prépondérants dans toute réussite et puis d’aller au fond des choses. Souvent, des gens viennent nous voir et nous disent avoir une superbe idée mais elle n’a pas beaucoup de valeur à l’état brut, c’est plutôt comment ils sont capables de se l’approprier et de la transformer en un projet concret.

Pensez-vous que pour réussir il faut être pourvu d’originalité ?

En effet, ici dans ma société, on veut faire les choses d’une manière différente. On ne souhaite pas reproduire ce qui a été réalisé ailleurs mais imaginer quelle sera la manière dont on utilisera les technologies de demain. En partant de ces bases, on développe des projets qui soient viables et valables.

Vous apportez beaucoup de choses à votre pays, qu’est-ce qui vous motive ?

Ma conviction est de me dire que l’état n’a plus de moyens donc n’a pas la possibilité de faire évoluer le pays, il a pris historiquement tellement d’engagements. L’autre point est que la société civile a de sacrées facultés, notamment au travers d’associations ou d’autres initiatives, donc je pense qu’il est important de se mobiliser chacun à sa manière.

Avec vos tarifs low-costs, vous avez révolutionné l’univers de la téléphonie mobile, y a-t-il d’autres secteurs, selon vous, où les marges pourraient être réduites ?

Je ne sais pas si c’est du low-cost c’est juste de rendre plus accessible un secteur qui ne l’était pas. Est-ce que ce n’est pas finalement pas la définition de « l’ubérisation » de la société ? En fait, il y a des rentes qui sont basées sur des monopoles de fait, de droit ou historiques avec des coûts de structure très élevés et à un moment où l’on est arrivé à l’ère du numérique, est-ce que l’ on n’est pas capable de réinventer tous ces métiers ? 

Mais finalement c’est l’évolution logique de la consommation et cela a toujours existé dans l’histoire, la vraie différence est la vitesse à laquelle ça arrive ?

Exactement. Historiquement c’était sur plusieurs générations mais de nos jours, cela peut se produire parfois en quelques mois. Nous vivons dans un monde dans lequel créer un groupe ne nécessite plus beaucoup de capitaux. Si nos grands-parents voulaient fonder une société importante c’était obligatoirement des usines et donc il fallait de l’argent. Aujourd’hui, les premières capitalisations mondiales sont des sociétés technologiques, inventées par des gens qui n’avaient pas de liquidités. Cela rend d’ailleurs le capitalisme plus juste, plus accessible et plus acceptable.

Vous avez envie de quoi maintenant ? 

Mon seul et vrai métier est celui dans les télécoms. Je l’exerce dans plein d’endroits mais ce qui me plaît vraiment est de le faire en France, dans mon pays. 

Avez-vous une devise ?

Non pas vraiment. Je suis un optimiste perpétuel. C’est l’un de mes secrets certainement de me dire que tout est possible et que l’on va réussir. Je pense que dans tous projets si vous partez négatif, vous n’avez aucune chance d’y arriver.

Propos recueillis par Anouk Julien-Blanco

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